

Le Projet Pluridisciplinaire à Caractère Professionnel (PPCP) est mené sur une classe de
1ère Baccalauréat Professionnel Secrétariat au Lycée Professionnel Privé Saint Joseph de Cluny rue de l'Alma, à Nouméa, Nouvelle-Calédonie.
La classe de 1ère
Bac pro dans les jardins du musée de la Ville mars 2008
"Les gestes oubliés" est le thème retenu pour
les Journées du Patrimoine de septembre 2008.
Demander l'inscription de l'École des Soeurs de Saint Joseph de Cluny aux Journées du Patrimoine 208 a été motivé par le désir de faire partager son environnement, son passé et celui
des diverses communautés qui composent la société calédonienne et de mieux comprendre l'Histoire du système éducatif missionnaire calédonien.
L'étude se situera autour d'un hommage à la Congrégation des Soeurs de Saint Joseph de Cluny, accompagnatrices des bagnardes, soignantes dans les hôpitaux, dispensaires et léproseries et
éducatrices des orphelins et jeunes filles de toutes les classes sociales en Nouvelle-Calédonie.
Le projet a été initié par Sylvette Boyer, docteur en histoire,
professeur d'histoire-géographie sur la classe

L'école des Soeurs de Saint-Joseph de Cluny à Nouméa
Place des cocotiers, angle rues Jean Jaurès et Sébastopol
photos Myriam Crocherie
Cour intérieure
Les grandes vérandas tout autour des
bâtiments
Les flamboyants dans la cour, plus de
fleurs rouges en mars
Le projet est piloté par trois professeurs, Cathy Laubreaux, professeur d'anglais, Sylvette Boyer, professeur de français, histoire géographie, à l'initiative du projet et Myriam
Crocherie, le professeur de secrétariat.
Cathy est allée à la Maison Mère des Soeurs de St Joseph de Cluny à Paris pendant les grandes vacances scolaires de janvier-février et a rapporté une riche documentation.
Extrait du mail de Cathy de février
" Hello ! Un petit mail pour vous tenir au courant de mes rencontres avec les Soeurs de Cluny. Elles ont accueilli le projet avec joie. J'ai rencontré
Soeur Maria Huckert. Soeur Marie-Cécile, responsable des archives, a bien préparé le terrain. J'ai donc récupéré : une photocopie d'une lettre manuscrite d'une soeur infirmière qui est
basée en 1860 à "Port de France", un article de "L'Écho de la France Catholique" de mai 1889 qui décrit la prise de voile à l'église de la Conception d'Eugénie Talon. Deux bulletins originaux
mais non reliés datés de 1888 et 1890 qui racontent sous forme de chroniques la vie des soeurs à Nouméa, Bourail, Païta, la Conception et à l'Île des Pins, un petit fascicule "récent" de la
Maison Mère avec des photos et des légendes en plusieurs langues. J'ai pu prendre des photos aussi avec mon appareil numérique de clichés datant du début du 20ème siècle, la construction et
agrandissement du bâtiment des Soeurs, l'École libre etc... On voit bien les costumes, les Soeurs et la léproserie de Ducos. Bref, j'ai photographié tout ce qui pouvait nous intéresser !!! Les
lieux aussi, c'était très émouvant de
SE RETROUVER là, d'où tout a commencé : le musée avec des objets des Congrégations du monde entier, la chambre d'Anne-Marie Javouhey transformée en chapelle, la "Chapelle" de la Congrégation,
aussi grande que l'Église du Voeu !!! et qui est une réplique de la Sainte Chapelle !!! le gincko que la fondatrice a planté, ses objets personnels etc... Et surtout de retrouver Soeur Myriam
Chevalier qui est maintenant Secrétaire générale de la Congrégation. Elle m'a de suite reconnue, c'était ma prof de français en troisième !!! Je devrais recevoir les coordonnées d'un lycée à
Pondichéry et d'un collège en Irlande pour entamer une correspondance en anglais avec nos élèves. Voilà les filles... ces recherches étaient passionnantes..." Cathy
Ces documents et photos permettent à Sylvette de lancer le travail des élèves. Des groupes de deux élèves sont constitués. Chaque groupe se voit confier une pochette contenant les bulletins de la
Congrégation des Soeurs de St Joseph de Cluny de la fin du 19ème siècle, le document de présentation de la Maison Mère, la lettre de la Soeur et l'article du journal "L'Écho de la
France Catholique".
Les élèves doivent étudier les documents, repérer les thèmes énoncés (bagne, prières, soins, enseignement, éducation, vie quotidienne...) et remplir un tableau permettant de constituer plus tard
les panneaux de présentation lors des Journées du patrimoine ainsi que les "tableaux" ou saynètes.

La première sortie est organisée au musée de la Ville, place des Cocotiers, à deux pas du lycée. Les élèves partent à la découverte de la construction de la ville de Nouméa, par le repérage
sur la grande maquette des différentes installations religieuses et scolaires. Les élèves ont également visité les différents modules et les salles d'exposition.
Le musée de la Ville place des Cocotiers à Nouméa
Entrée du musée de la Ville côté jardin photos Myriam Crocherie

Reconstitution d'une salle de classe conduite par une soeur de Cluny au musée de la Ville
Moment très émouvant, la rencontre des élèves de la classe avec les Soeurs dans leur espace particulier au premier étage de l'école des Soeurs.
Les Soeurs ont sorti les albums photos, clichés précieux de tout un passé.
Les élèves ont montré aux Soeurs les photos prises à Paris par Cathy à la Maison Mère, les Soeurs les ont commentées avec bonheur, que d'anecdotes délicieuses !
Rencontre avec les Soeurs à la
Congrégation Photos Myriam Crocherie
La plaque dans la Chapelle de l'Île Nou
La Chapelle du bagne de Nouville, Alain Fort, guide du patrimoine, explique aux élèves l'histoire du bagne
La
Boulangerie du bagne

Photo parue dans l'hebdomadaire calédonien "les Nouvelles Calédoniennes" du 14 avril 2008http://www.lnc.nc/articles/rub_69920_2.htm
Extrait de l'article : "C'est Sandrine Suzanne, la nouvelle responsable de la cellule d'animation pédagogique du service des Archives, qui a reçu les élèves afin de les aider dans leurs recherches. La matinée s'est organisée en deux temps : un atelier "visite des Archives" destiné à faire découvrir aux élèves le circuit d'un document d'archives (de son arrivée à sa consultation par le public) et un atelier "recherches de documents anciens". Ce dernier consistait à mettre les élèves en situation de chercheur. Les recherches se sont effectuées à partir des documents d'archives de l'Archevêché de Nouméa,
l'album photo numérisé d'une part et les lettres des religieuses sur microfilms d'autre part.
Les documents trouvés lors de ces recherches pourront illustrer les productions écrites des élèves à venir.
Après cette phase de recherche, celle du bilan a montré à quel point les élèves ont été enthousiasmés et ont pu profiter des prestations offertes par la cellule pédagogique des Archives.. Lors des Journées du patrimoine, les élèves accueilleront les visiteurs à l'école des soeurs de Saint-Joseph de Cluny au centre-ville. Ils seront chaperonnés par les étudiants de troisième année en licence d'histoire de l'Université de Nouvelle-Calédonie."
Le Centre Raoul Follereau, le sanatorium hansénien, est situé à une dizaine kilomètres de Nouméa, sur la prequ'île de Ducos. La visite a eu lieu le mercredi après-midi 16 avril 2008. Soeur Pierre Chanel de la Congrégation des Soeurs de St Joseph de Cluny accompagnait le groupe classe, ainsi qu'Alain Fort, le guide du patrimoine.
(Raoul Follereau, médecin et journaliste français 1903-1977)
Bâtiment de résidents dans la végétation tropicale du site
Le musée du centre Raoul
Follereau
Nous progressons en "photo de groupe tous sourires"
Les
élèves devront être costumés pour les Journées du patrimoine, 2 garçons et 21 filles à habiller. Il va falloir être astucieux et faire appel aux compétences des parents d'élèves, amis....
bref, à toutes les bonnes volontés. Les élèves ont consulté les photos scannées des albums de la Congrégation des Soeurs à Nouméa. Ils ont également fait des recherches documentaires sur
Internet et en bibliothèque. Ils doivent choisir leur costume et remettre aux professeurs une fiche "costume" avec croquis et commentaires.Il s'agit en premier lieu de confectionner l'habit d'Anne-Marie Javouhey, Fondatrice des Soeurs de Saint Joseph de Cluny. Difficile de trouver la bonne teinte du bleu de la robe. Des étoffes plus légères ont également été choisies. Jacqueline, couturière à Rivière Salée à Nouméa a accepté de se lancer dans l'aventure.

Sylvette en pleine explication à la Boulangerie du bagne de NouvilleSylvette Boubin-Boyer, docteur en histoire est l’auteur d’une thèse soutenue en 2001 à l'Université de Nouvelle-Calédonie, «De la Première Guerre mondiale en Océanie - Les guerres de tous les Calédoniens» (publication Septentrion, 2003). Elle est professeur de lettres-histoire au lycée privé St Joseph de Cluny, et chargée de cours à l’université de Nouvelle-Calédonie. Elle fait partie des équipes de recherche d'IMOA, du GROHC, et du tout nouveau CNEP à l'Université de Nouvelle-Calédonie. Elle est membre actif de la Société d'Études Historiques de la Nouvelle-Calédonie (SEHNC) et du CRID 14-18 (historiens internationaux de la Grande Guerre). Après avoir été longtemps été membre, puis vice-présidente et responsable de la publication de l'Association des Professeurs d'Histoire géographie de Nouvelle-Calédonie (APHGNC), elle reste vice-présidente du Cercle du musée de la Ville de Nouméa et responsable de la cellule d’animation pédagogique, et assure le conseil scientifique des expositions du musée de la Ville de Nouméa.
Sylvette Boyer a participé activement à cinq colloques internationaux en Australie, Nouvelle-Zélande, France et Nouvelle-Calédonie. Elle a contribué, depuis 1992, à l'élaboration des programmes et de six manuels d'histoire adaptée à notre pays. Elle est coauteur d'une douzaine d'ouvrages historiques consacrés à l'Océanie française et la Nouvelle-Calédonie, à portée régionale et nationale et internationale. Elle a publié de nombreux articles dans des revues historiques à vocation locale et régionale : Mwa Véé, Annales d’histoire calédonienne, bulletin de la SEHNC, bulletin de l’APHGNC, bulletin de l’association des professeurs d’histoire géographie de Polynésie française…), nationale (Ultramarines) et internationale (Forts & Works en Nouvelle-Zélande).
Mme Boubin-Boyer a dirigé l’ouvrage collectif «Révoltes, conflits et guerres mondiales en Nouvelle-Calédonie et sa région», (2 tomes),
édité chez L’Harmattan, paru en février-mars 2008. Elle a par ailleurs donné de nombreuses conférences dans le cadre universitaire, pour la semaine de la francophonie à Vanuatu (2006) et en
Nouvelle-Calédonie dans le cadre des cycles de conférences du Cercle du musée de la Ville de Nouméa, du centre culturel Tjibaou, des FANC (forces armées de
Nouvelle-Calédonie).
Commandant de la réserve citoyenne de l’armée de terre, Sylvette Boubin-Boyer est sollicitée par les FANC et les associations d’anciens
combattants pour contribuer aux journées du patrimoine et, plus
particulièrement en 2008, aux commémorations du 90ème anniversaire de l’armistice de 1918.
http://www.rosada.net/hpays/hpgrandeguerre.htm
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