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  • : Activités dans une classe de secrétariat au LPP Cluny à Nouméa, Nouvelle-Calédonie
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Jeudi 12 octobre 2006 4 12 /10 /2006 01:56

La classe dans la cour du musée de la Ville

Ce projet a été mené sur la classe de Terminale BEP secrétariat au lycée Saint Joseph de Cluny Nouméa, 25 filles.

Les professeurs : Myriam, professeur de secrétariat, économie-droit ; Catherine, professeur de français, histoire-géographie, ECJS ; Jeannine, professeur d'anglais ; Sylvie, documentaliste.

Objectif général : Appréhender son identité et son histoire.

Justification du choix du projet : Essayer de rechercher l'origine de certaines de ses difficultés personnelles en connaissant mieux son histoire personnelle et en dialoguant avec les membres de sa famille.

Productions individuelles attendues : Arbre généalogique très simplifié de sa famille, récit d'une histoire de famille, exposé sur le circuit d'un document d'archive

Productions de groupe : Articles sur les activités proposées ; exposés sur : les institutions en  Nouvelle-Calédonie, l'organisation judiciaire et la place de la coutume, des origines à la création de la citoyenneté de la Nouvelle-Calédonie

Sortie aux archives de Nouvelle-Calédonie, la classe devant le Théâtre de l'Île

Les activités

  • * Recherches documentaires Internet sur l'origine des prénoms, noms, lieux
  • * Demande Internet ou manuscrite d'extrait d'acte de naissance
  • * Enquête par les élèves sur les sorties culturelles proposées
  • * Recherche de photos témoignages
  • * Enregistrement ou prise de notes de causeries auprès des Vieux
  • * Visite du musée de la Ville Exposition "Ile d'exil, terre d'asil"  le 24 mars
  • * Visite des archives de Nouvelle-Calédonie le 7 avril
  • * Au CDI, choisir un ouvrage, en faire un bref résumé. "En quoi est-ce une quête identitaire ?



                            visite des archives de Nouvelle-Calédonie

Compétences transversales :

  • * Communiquer en situation de face à face
  • * Respecter son temps de parole
  • * Rechercher et traiter l'information
  • * Présenter des documents
  • * S'organiser
  • * Prendre des notes
  • * Rendre compte
  • * Utiliser internet
  • * Lire et rédiger
  • * S'intégrer dans une équipe
  • * Respecter l'autre
  • * Gérer son temps
  • * Respecter les consignes
  • * Se situer dans son environnement géographique et culturel
  • * Prendre conscience de son identité
  • * Echanger

Savoirs, Savoir-faire disciplinaires :

SECRETARIAT :

  • 1.1 Mettre en oeuvre le poste informatique
  • 1.3 Mettre en oeuvre les méthodes et les ressources d'un traitement de texte
  • 1.6 Transmettre un document (créer sa boîte à lettres électronique)
  • 2.11 Communiquer oralement
  • 2.13 Rédiger des messages écrits et produire des documents
  • 2.12 S'intégrer dans une équipe de travail
  • 2.21 Tenir des dossiers
  • 2.23 Gérer son temps

ECONOMIE/DROIT/ECJS

  • 4.21 Le cadre de la vie juridique, la coutume, source du droit
  • 4.22 L'identification des personnes physiques
  • 4.26 Le citoyen, l'Etat de droit et la démocratie

FRANCAIS

  • * Interviewer une personne
  • * Raconter

CDI

  • * Effectuer des recherches documentaires
  • * Lire, trier, ordonner l'information, rédiger
  • * Ecouter, s'exprimer, confronter ses idées, argumenter, admettre, tolérer
  • * Saisir, mettre en forme des documents en appliquant une charte graphique
  • * Utilier les logiciels appropriés (texteur, logiciels de PAO/PREOA, scanner)

 

"LE MOT DE SYLVIE, documentaliste" Pour prolonger le PPCP… pourquoi ne pas proposer aux élèves quelques ouvrages traitant du thème de la quête identitaire… Ces ouvrages sont disponibles au CDI (et il y en a bien d’autres)   Valesdir : Catherine Régent 

Le rocher à la voile : Alin Laubreaux

un jour j’irai à Salazie : Viviane Dijou

Sourep, Ambroisine et autres récits : Fernande Leriche

Les filles de la Néama  : Paul bloc

Femme Sioux envers et contre tout : Mary Brave Bird-Crow Dog

La maison sans racine : Andrée Chedid 

Le livre de ma mère : Léonard Cohen

Un barrage contre le Pacifique – Marguerite Duras

Le voile noir : Annie Duperrey

Au nom de tous les miens : Martin Gray

Le cri de la mouette : Emmanuelle Laborit

C’est un homme : Primo Levi

Balzac et la petite tailleuse chinoise : Dai Sijie (LECTURE SUIVIE EN FRANCAIS)

Observations : Temps long pour cette étape, beaucoup d'élèves viennent de brousse et doivent questionner les membres de la tribu, du clan pour collecter les informations personnelles. Chaque élève fait selon son rythme, ses besoins, sa psychologie et surtout selon son histoire personnelle. Il n'y a pas d'obligation de montrer ses recherche

 

 

Les activités

  • * Visite du centre culturel Jean Marie Tjibaou, la médiathèque en particulier le 30 juin 2006. Les élèves témoignent devant la caméra "Paroles de jeunes", le professeur d'art, Anne, se joint à la visite et présente une de ses oeuvres exposée au centre culturel. Les élèves ont travaillé sur l'Océanie et les masques. Le DVD de la sortie est monté par le professeur de secrétariat
  • * Visite du musée de Nouvelle-Calédonie le 4 août 2006 avec le guide du patrimoine Pierrette
  • * Réalisation de son arbre généalogique avec le logiciel HEREDIS
  • * Intervention de Monsieur Jean Paul, psychologue  à l'ASE (Alliance scolaire évangélique) le
     7 juillet (les professeurs du PPCP sont tous présents)
  • * Exposés (l'organisation judiciaire en Nouvelle-Calédonie, le Conseil économique et social, le statut coutumier, le Sénat coutumier, le droit coutumier, la représentation de la Nouvelle-Calédonie dans les institutions nationales, le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, le Congrès, la Province Sud, la Province Nord, la Province des Îles Loyauté)


Sortie au centre culturel Tjibaou

TEMOIGNAGE de Catherine, le professeur de français, à la suite de la rencontre avec le psychologue :

Les élèves ont eu le plair d'accueillir Monsieur Jean Paul psychologue. Il est venu à la demande des professeurs pour rencontrer les élèves, faire le point sur leurs recherches concernant la généalogie et répondre à leurs questions. N'étant pas nous-mêmes (les professeurs) des spécialistes,  nous manquions de théorie et de vocabulaire spécifique, ce que Monsieur Jean Paul a apporté mais surtout, et c'était là notre grosse difficulté à nous enseignants européens, il a su recadrer la problématique généalogique à l'intérieur de la culture kanak dont il est originaire. Sa façon d'aborder le thème des secrets de famille a permis de déclencher de nombreuses questions de la part des jeunes et tous ont été très intéressés par ses schémas expliquant la place de chacun dans la COUTUME ET L'HERITAGE. Cette visite a été un complément essentiel à ce PPCP et nous envisageons de solliciter à nouveau une intervention de Monsieur Jean Paul en fin d’année pour répondre aux nouvelles questions que sa visite aura fait naître.

  Explication de texte par Catherine, le professeur de français 

Séquence d’étude d’une nouvelle de Déwé Gorodé                   

«  La Cordyline », texte plus ou moins autobiographique qui raconte des faits de l’enfance, la vie en tribu et qui met en relief tous les liens familiaux si riches et complexes du monde kanak. Dans cette nouvelle la structure logique n’est pas claire car il n’y a aucun nom ni prénom donné ; n’apparaissent que les liens familiaux ou coutumiers. Les élèves sont donc amenés à trouver qui est qui, qui fait quoi, à revisiter leur propre organisation familiale et à clarifier leurs repères pour comprendre le texte.   

 

Le professeur de français étant assez « démuni », une grande collaboration est demandée aux élèves, ils sont là aussi pour enrichir le savoir et les connaissances du professeur quant à la culture kanak. Il apparaît très vite que cette complexité dont cette nouvelle de Déwé. Gorodé est le symbole est propre au monde kanak et que les élèves océaniens non kanak ont moins de difficultés à construire leur arbre généalogique (que les élèves kanak). Cette étude longue et approfondie permet de montrer aux élèves qu’on peut réellement « explorer » un texte littéraire. Elle est aussi une préparation à l’écriture personnelle qui sera proposée ensuite concernant la narration d’une histoire familiale.

Cordyline devant la case à Lifou

Lifou, Cordyline devant le mur

La structure patrilinéaire dessinée au tableau par le psychologue

Monsieur Jean Paul est un psychologue originaire d'Ouvéa, en général, il s'occupe des jeunes ados en difficultés. Il les aide en les écoutant, les conseillant et en trouvant des solutions pour leur avenir. En arrivant dans notre classe, il nous a expliqué comment arrivent les problèmes au sein de notre famille par rapport au fonctionnement de la coutume kanak. L'ensemble de la classe était d'accord sur le fait que l'on savait toutes ces choses mais que l'on ne savait pas comment les expliquer. C'est dommage que nous n'ayons pas eu le temps nécessaire pour bien rentrer dans le vif de notre sujet. Mais nous avons aimé la façon dont il a expliqué les choses et nous espérons le revoir bientôt. Wazana Ind'hira et Flora

L'amour impossible de Marie

Les amis que l'on a ou les copains, les connaissances sont souvent plus proches de nous que l'on ne le croit.

Marie était une jeune fille qui aimait beaucoup la vie ou profitait bien et  était très heureuse. Elle avait beaucoup de petits copains mais sans importance car elle attendait de trouver le grand Amour. Un soir de bal, elle a fait la connaissance d'un jeune homme très beau, très gentil. Les jours passèrent et les deux amoureux s'aimèrent de plus en plus. Avant, elle décida d'en parler à sa mère, elle ne se doutait pas de ce qui l'attendait. La mère de Marie entra dans une rage terrible et lui interdit de le revoir. Ne comprenant pas pourquoi, elle demannda des explications. Sa mère refusait toujours de l'entendre. Quand elle s'aperçut que sa fille était vraiment triste, elle lui avoua la vérité. Le jeune homme que Marie croyait aimer était en fait un "enfant volé", ce qui signifie un enfant du premier lit de son père mais inconnu. La tristesse de Marie fut terrible, mais lui évita de faire une énorme bêtise.

Les secrets de famille font beaucoup de mal comme dans le cas de Marie. Il vaut mieux éviter d'en avoir.  Lonie

 

Pour une histoire d'argent

 

C'est l'histoire de ma famille qui était unie et très solidaire, malheureusement, aujourd'hui elle s'est divisée pour une histoire d'argent.

Ma famille du côté de ma mère n’était pas très nombreuse mais très unie. Toujours ensemble pour faire des sorties, faire du camping pendant les vacances. Les longs week-ends, nous allions sur un îlot qui appartenait à l'oncle de ma mère, l'îlot Hugon. Quand nous partions sur l'îlot nous traversions le canal dans le brouillard et le froid, le matin de bonne heure mais nous étions très heureux de le traverser ensemble et dans la joie.

Toute notre famille avait un amour pour les chevaux. Chaque année, pendant la période des courses de chevaux, notre famille était toujours présente à toutes les courses. Pour chaque anniversaire, on le fêtait chez ma tante à Normandie. On faisait une surprise pour tous les anniversaires. Tout le monde était toujours présent comme les anniversaires c'était sacré pour nous, nous fêtions toujours Noël et le Premier janvier à Normandie chez ma tante, toutes les fêtes avaient lieu là-bas et toujours en famille. Quand il y avait une personne de notre famille qui avait un problème, on faisait une réunion de famille pour l'aider à s'en sortir. Nous étions vraiment tous unis.
Par un beau jour, la chance a souri à ma tante de Normandie qui a eu le bonheur de gagner une énorme somme d'argent au Bingo. Nous étions tellement unis que chaque membre de notre famille pensait avoir un petit peu de son bonheur mais malheureusement ce n'était pas son intention. Un petit partage pas équitable du tout a été fait entre quelques membres de la famille et cela a créé des tensions. A partir de là, les disputes ont eu lieu, et des paroles se sont dites et notre famille s'est peu à peu divisée.

Je pense que l'argent ne fait pas le bonheur, la preuve, l'argent a séparé une famille qui s'aimait beaucoup. En plus, moi je ne revois plus mon cousin que j'aime beaucoup, on était toujours ensemble, on nous surnommait "les siamois".
Ma famille se moque de ma tante, ils disent qu'elle se retrouve seule avec ses millions. C'est un peu vrai parce qu'il n’y a plus personne qui lui parle, à part ses deux  filles et son fils. Mais pour moi, elle restera toujours ma tante et dans mon coeur et je n'oublierai jamais tous les bons moments que j'ai passés avec toute ma famille.
  Maureen 

Les frères Justin et Julo de Maré

Cette histoire s’est passée sur une des trois îles Loyauté, Maré, dans une tribu du nom de Ro. Elle parle de deux frères Justin et Julo.

On raconte que tous les vendredis après midi, Justin l’aîné et Julo, son jeune frère allaient au champs, envoyés par leur mère pour entretenir le champs et aussi récolter des fruits et des légumes ainsi que quelques tubercules, afin qu’elle puisse les vendre au marché local le samedi matin. Pour se rendre au champ, les deux frères empruntaient un petit sentier qui se trouvait derrière  la maison, pour éviter de prendre la grande route et de se fatiguer plus vite. Tous deux empruntaient toujours le même chemin, toujours avec ce gros rocher au milieu du sentier.

Justin et Julo avaient pour consigne de retourner à la maison avant la tombée de la nuit, avant seize heures de l’après midi. Cette heure passée, il fallait que les deux frères soient sortis du champ et aussi du sentier.

Un jour qu’ils étaient au champ, Julo aperçut derrière la barrière des pastèques toutes fraîches. Il en cueillit quelques unes pour son frère et lui. Leur travail achevé, ils s’assirent  et mangèrent pour compenser leurs efforts.

Il commençait à se faire tard, il fallait s’en aller, mais Julo ne voulut pas, il préférait manger une autre pastèque, il dit à son grand frère de continuer à marcher, qu’il allait le rattraper en court de route. Au bout d’un quart d’heure, Justin se selva et commença à marcher en direction du champ tout en criant le nom de son jeune frère. Mais en vain. Où était-il donc passé ? Lorsqu’il revint sur les lieux, il y troua les graines. C’est alors qu’il décida de rentrer annoncer la nouvelle à sa mère. Celle-ci se dépêcha d’aller voir le chef du village, la chefferie en quelque sorte.

Le chef donna l’ordre à ses hommes d’effectuer les recherches. Au moment où ils passèrent à l’endroit où était situé le rocher, ils entendirent des pleurs. A cet instant là, le chef dit à la mère que ce n’était plus la peine d’envisager un quelconque retour, car désormais, le jeune Julo faisait parti de l’autre monde. En fait, il avait été enlevé par des petits lutins. Depuis ce jour, à Maré, quand on passe à cet endroit, on peut entendre le jeune garçon pleurer.

J’aime beaucoup cette histoire, surtout si c’est une histoire vraie. En racontant cette histoire, mon père a lui aussi passé en revue d’autres anecdotes.

Des histoires comme celle-ci, on les raconte le soir dans la case autour d’un feu. Cela pousse aussi les gens à faire attention.. les touristes.  Auréliane

 

 

Vous avez toutes réussi à l'examen, BRAVO !!!!!!!

 

 

 

 

Par Myriam Crocherie - Publié dans : PPCP Projet Pluridisciplinaire... Professionnel
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Commentaires

Les dessins de tatouage sont vraiment SUPER !!! BRAVO LES ARTISTES, ce sont des tatouages ou des dessins ? surtout continuez à publier
Commentaire n°1 posté par tatoo amateur le 05/09/2006 à 10h22
Ah, c'est sympa ...
Commentaire n°2 posté par Julie le 22/01/2007 à 02h30
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