Présentation

  • : Activités dans une classe de secrétariat au LPP Cluny à Nouméa, Nouvelle-Calédonie
  • Recommander ce blog

Images aléatoires

  • Raoul-Follereau-16-avril-08-025.jpg

Calendrier

Février 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
             
<< < > >>

Recommander

Recherche

Dimanche 17 juin 2007 7 17 /06 /2007 07:08

Les TBE3 sous le préau rentrée mars 2007, groupe pluriethnique 22 filles 5 garçons

 Ce PPCP (Projet Pluridisciplinaire à Caractère Professionnel) " CULTIVER SON JARDIN"

pourrait être cette année un moyen de permettre aux élèves de réaliser l'intérêt du programme de géographie, surtout toute la partie sur l'agriculture en Océanie.

Il s'agit de mieux cerner le fait que l'étude de la géographie est d'abord l'étude de l'impact de la présence humaine sur le territoire, comment les hommes s'adaptent et modifient l'espace en fonction de leurs besoins.

En milieu urbain, l'homme océanien est coupé de son milieu d'origine le plus souvent agricole. Les villes le privent du lien à la terre et le système du "jardin familial" (l'équivalent du jardin ouvrier en France) est donc une possibilité pour lui de "survie" physique, économique et émotionnelle.

 Physiquement, il reste ainsi un homme de la terre et il peut poursuivre un savoir faire légué par les anciens et la tradition familiale océanienne, économiquement, il peut alléger ses dépenses en nourriture et émotionnellement, il peut maintenir la coutume dans laquelle les échanges agricoles sont nécessaires pour demeurer un élément du clan et faire ainsi son devoir lors des cérémonies.

Les élèves ne font pas tous partie de cette coutume, selon leur origine, mais ils peuvent en faisant ce projet, découvrir la vie des autres, comprendre une idée intéressante, celle qui met en évidence que même le milieu urbain, issu de modifications, peut ainsi être retransformé pour permettre à l'homme de vivre mieux.

Le projet va permettre de découvrir ou de redécouvrir les plantes du pays et ouvrir vers d'autres perspectives, la coutume, le pays la Nouvelle -Calédonie, les institutions, les échanges,  l'écologie et offrir la perspective de visites diverses.

L'objectif général est bien de se situer dans son environnement géographique et culturel

La salle 17 du lycée
undefined
Roxa
nne et Maureen visionnent leur prestation orale

CHRONOLOGIE DES PRINCIPALES ÉTAPES 

- Création de son adresse Internet
- Recherches Internet sur l’origine des jardins familiaux, recherches sur les jardins
  en Nouvelle-Calédonie (Archives des Nouvelles Calédoniennes)
- VISITE de la CPS le mardi 3 avril 2007 à 14 h, thème majeur : 
   "Les cultures vivrières en Océanie"
- Organisation d'une rencontre dans les "JARDINS DE NORMANDIE' à Nouméa, gérés par le Centre Communal d'Action Sociale de la Mairie de Nouméa
- Interviews de personnes cultivant les jardins
- Visite du Centre Culturel Tjibaou le 12 juin 2007, découverte du chemin KANAK 
- Recherches sur le Sénat coutumier, le cadastre coutumier
- Recherches sur l'igname, sa place dans la culture kanak
Productions attendues :
- Prise de notes, d'images des entretiens et des sorties
- Rendre compte de son travail à l'oral , création d’un support visuel d’exposé laissé au choix de l’élève (diaporama PowerPoint, paneau papier avec titres et photos, séquence vidéo)

 

 

Les Jardins de Normandie à Nouméa Accès par la RT 1 Photo Myriam Crocherie

Les Jardins de Normandie à Nouméa (taros, citronelle, bananiers )
Photo Myriam Crocherie
Les Jardins de Normandie Nouméa (parcelle avec haie de choux kanak)
Photo Myriam Crocherie 
 LE LANCEMENT DU PROJET : La recherche de personnes à interviewer semble délicate, les élèves n’ont pas de contact direct. Je suis allée aux Jardins de Normandie le dimanche 11 mars 2007, je voulais faire des photos pour mettre sur le blog mais bien sûr personne dans les champs un dimanche en pleine chaleur et humidité, c’était la sortie de la messe de l’Église Pentecôte qui jouxte les Jardins ; j’ai pu m’entretenir avec un monsieur mélanésien, très intrigué par la Dame qui prenait des photos. Samedi 17 mars, j’ai pu prendre contact avec des personnes en train de travailler dans les Jardins, mais ces personnes ne travaillent que le week-end, les gens m’ont très bien accueillie, j’ai pu obtenir l’accord d’un couple qui accepterait d’être filmé et interrogé. Il faut que je retourne en semaine.  En réalité, il faut trouver des personnes qui jardinent sur les heures de PPCP c’est-à-dire le mardi après-midi, sinon comment faire avec les élèves ?
Le professeur d'art de la classe, Anne Guepy,  est d'accord pour se joindre au projet. Anne expose en ce moment au Centre culturel Tjibaou dans la salle Komwi dans le cadre de l'exposition collective KO Névâ, ORIGINE. Les élèves pourront découvrir son travail lors de la sortie au CCT.
Le 13 mars, réunion de concertation avec l'équipe pour présenter le projet au directeur. Sylvie Favard, la documentaliste du lycée travaille cette année en modules sur le monde rural en Inde et au Japon... nous allons cogiter quelque chose !
Les élèves ont créé leur adresse Internet, j'ai envoyé par mail les recherches à effectuer ainsi que le travail de secrétariat le mardi 20 mars, quelques mots de passe oubliés bien sûr !
Samedi matin 24 avril, je suis retournée aux Jardins de Normandie et j'ai pu rencontrer plusieurs familles en train de débroussailler et de planter. J'ai pris tout le temps pour expliquer le projet. J'ai fait la connaissance d'Abraham qui m'a invitée à un goûter sous le faré le vendredi 30 avril, tous les travailleurs des parcelles sont également conviés à ce goûter, à l'initiative de la mairie de Nouméa. L'après-midi, je suis retournée à Normandie avec Catherine, nous avons rencontré d'autres personnes et nous avons filmé pour montrer le site aux élèves.
Avec Catherine, nous avons présenté le 27 mars les dix minutes de film du week end, tout est plus concret pour les élèves, enthousiasme et propositions sont enfin au rendez-vous !

Je suis allée au goûter après mes cours de vendredi mais la rencontre a été reportée au vendredi suivant en raison de la dépression tropicale Becky.
Vendredi 6 avril, le CCAS (centre communal d'action sociale) de la mairie de Nouméa qui gère les Jardins de Normandie accueille favorablement le projet, j'avais envoyé par courrier le descriptif du PPCP. Avec son aide, nous allons pouvoir organiser une sortie de classe dans les Jardins, la date du 15 mai est arrêtée. Le goûter réunion avec les dames du CCAS et les jardiniers est reprogrammée pour le 20 avril, j'y suis conviée. Que de bonne nouvelles !!! C'est le week-end de Pâques, nous partons pour une semaine de vacances.

Le 20 avril, après mes cours, j'ai pris la route pour quitter Nouméa centre ville avant la grande circuliation, j'ai acheté une quiche à la Vieille France pour le Geste. Flora du CCAS m'avait demandé de ne pas arriver avant 17 heures. La réunion goûter dans les Jardins permet aux dame du CCAS et les personnes qui cultivent les parcelles de faire circuler l'information, d'écouter les remarques, de proposer des améliorations à l'organisation, c'est un moment  important de rencontre et d'échange. Une trentaine de personnes est là, essentiellement des femmes, l'ambiance est très conviviale, chaleureuse, la parole est libre et spontanée. J'ai pu rencontrer Sylvie, animatrice du quartier de Saint Quentin ainsi que Véronique, coordinatrice de la ville sur le quartier de Saint Quentin, qui a créé les Jardins. Elles sont d'accord pour répondre aux questions des élèves. Une femme m'a fait découvrir sa parcelle et m'a montré sa collection de choux kanak. La sortie classe du mardi 15 mai est confirmée, c'est nous qui apporterons les boissons et le goûter. Il ne reste que le mardi 24 avril pour préparer les questions, les deux autres mardis sont fériés.

Les élèves ont préparé par petits groupes de 5 les questions à poser aux jardiniers et jardinières, Thérèse s'est proposée d'organiser le goûter, les élèves apporteront boissons et gâteaux, David s'est spontanément porté volontaire pour préparer un geste de coutume.

2 affiches ont été créées et imprimées, l'une pour le faré des Jardins, l'autre pour la maison de quartier de Saint Quentin

 

L'affiche sous le FARE des Jardins de Normandie "Impossible d'enfoncer les punaises"

Avec Catherine, le professeur de français, nous sommes allées à l'Association CALCINE pour demander des conseils de prise de vue à transmettre aux élèves pour qu'ils puissent filmer leur interviews, nous avons également rencontré un monteur vidéo d'RFO. Nous disposons de 4 caméras, d'un Ipod et d'un autre enregistreur de sons.

Aujourd'hui, c'est le 15 mai, nous sommes prêts, les élèves ont apporté le goûter ce matin au lycée, les groupes sont constitués avec le questionnaire papier ainsi que le matériel audio et video. Il a plu des cordes cette nuit sur Nouméa mais le soleil est revenu, ouf !

Diana filme, Guilène, Stéphanie et Eugénie posent les questions à Eliane sur sa parcelle

"Originaire de Lifou, Eliane a deux enfants et vit avec son mari. Elle habite dans les quartiers de Saint Quentin. Elle vient tous les jours cultiver sa parcelle avec ses enfants
et sa belle-soeur"
Le jardin de Naomie Le jardin de Naomi

 

 

 

 

 

Qu’il existe un coin de paradis pour les légumes de toutes sortes, au bord d’une route très passante et très bruyante ? Un endroit où l’on respire un autre air, où l’on oublie la ville et ses tracas et où l’on retrouve le plaisir de la terre et l’oxygène de la brousse. Un espace magique où les jardiniers et jardinières déploient leurs talents et retrouvent l’énergie perdue le long des dures journées de labeur pour les uns et les taches domestiques confinées des appartements des tours de Normandie ou d’ailleurs pour les autres. Là, ils peuvent, grâce à la location d’une parcelle apporter un plus à leur alimentation urbaine et renouer avec leurs diverses traditions agricoles.

C’est là, au bord de la route du Sud, que des élèves ont eu le bonheur de rencontrer des gens pleins de gentillesse et de savoir-faire qui leur ont fait partager des connaissances nouvelles et extra scolaires mais oh combien utiles ! Par l’intermédiaire de Madame Flora Soula, du CCAS (centre communal d’action sociale) de la mairie de Nouméa, ils ont pu développer leurs talents de communication et munis de caméras, par petits groupes de cinq, ils ont passé plusieurs heures à explorer des parcelles de jardin et à filmer plantes et savoirs faire. Les jardiniers n’étaient pas en grand nombre ; il fait bien trop chaud en début d’après-midi. Dès leur arrivée, les élèves ont réalisé leurs interviews, en toute autonomie.

A leur côté, se trouvait une intervenante extérieure bénévole, Michèle Arlaud, ingénieur agronome spécialisée en développement agricole et agronomie tropicale, qui travaille actuellement pour l’association Arbofruit (association spécialisée dans le conseil technique en arboriculture et en veille sanitaire). Michèle Arlaud était désireuse d’encadrer cette sortie et de permettre, grâce à ses connaissances professionnelles, une meilleure intervention des élèves auprès des jardiniers et jardinières.
Le goûter était superbe. David a fait le  geste de coutume. La météo étant de la partie, cette sortie fut une réussite.

Les élèves doivent à présent rendre compte de leur travail. 

 

Louise et Joëlle

Le panneau du groupe de Stéphanie

Le panneau du groupe de David

Le panneau du groupe de Katell

 

 

A ce stade du projet, les élèves ont eu deux notes de Contrôle en Cours de Formation ; l'une sur Internet pour leurs recherches, l'autre de communication. 

      Mise en route d’une séquence en français en relation avec le PPCP
 
L’homme et la nature dans la littérature par Catherine L.


 Voici les objectifs majeurs : 
  
·        Après avoir pris connaissance de la fonction des personnages au théâtre et dans la nouvelle, il s’agit de découvrir la fonction du personnage romanesque à travers des extraits de romans de la littérature mondiale. 
·        Découvrir en quoi la nature peut être considérée comme un « personnage » à part entière dans certaines œuvres. 
 
·        Mettre en avant le lien entre l’homme et la nature aussi bien dans la vie que dans la littérature (qui ne fait que se nourrir de la réalité) 
 
·        Montrer en quoi le thème de la nature est romanesque 
 
·        Faire le lien avec le PPCP « CULTIVER SON JARDIN », les jardins familiaux et leur fonction dans le cadre urbain.
 

  Extraits utilisés pour l’étude : 
Nicolas Kurtovitch (Nouvelle-Calédonie) Good night friend 
Anita Nair (Inde) Les neuf visages de l’amour 
Sue Hubbell (USA) Une année à la campagne
Jessica et JMG Le Clézio (France) Gens des nuages
Richard Flanagan (Australie/Tasmanie) Dispersés par le vent
Willa Cather (USA) La maison du professeur
Oswald Wynd (Ecosse/GB) Une odeur de gingembre
Par Catherine LAURENT

"La forêt est sillonnée de chemins étroits, à peine visibles, et au bout de chacun de ces chemins il y a un jardin caché. Dans une clairière, ou accroché comme un balcon au flanc de la colline. Ils sont secrets comme les villages, dissimulés de la côte dans les replis de la montagne. Ce sont les jardins de taros, pour lesquels depuis des millénaires les Mélanésiens ont développé les techniques hydrauliques, goulets, réservoirs, canaux. Les jardins d'ignames sur les pans de terre rouge. Les jardins de palmes, qui fournissent l'huile et le sagou. Les jardins de manioc. Les vergers plantés de manguiers, de goyaviers, d'oranges. Partout, à chaque instant, on découvre sous la futaie, ou dans les fourrés, des bouquets de fleurs, de plantes à parfum, des réserves médicinales.

Ce sont des jardins, non pas à la française, ni à l'anglaise, mais sinueux, mélangés, semés selon un plan qui doit ressembler à de la magie plutôt qu'à un ordre logique. Comme si les mains qui les ont semés avaient suivi le parcours de forces souterraines, de courants spirituels, lieux de naissance, sources, poches minérales, tombes, dont le secret ne peut exister que dans la mémoire des hommes et des femmes de ce lieu".
J.M.G. LE CLÉZIO Raga Approche du continent invisible
 




 Dans le prolongement du PPCP "Cultiver son Jardin", il est apparu normal d'emmener les élèves de TBE3 se promener dans les Jardins du Centre culturel Jean Marie Tjibaou. Là, accompagnés d'Aimée, notre guide, ils ont déambulé tout le long du chemin Kanak, faisant une station devant chaque plante, écoutant les explications, faisant le lien avec leurs propres connaissances pour certains et découvrant totalement pour d'autres la valeur, le sens, la signification de ces végétaux traditionnels, tissant des liens coutumiers en terre Kanak. Le bonheur de retrouver là des éléments de leur propre univers pouvait se lire dans certains regards. De nombreuses photos ont été prises et un film doit venir compléter le travail de communication.

Comme il restait du temps à la fin de ce cheminement dans le monde végétal, les élèves ont eu le plaisir de visiter les salles d'exposition du Centre et d'avoir un contact aussi bien avec l'art Premier du Pacifique qu'avec l'art Contemporain océanien mis en valeur dans les grandes salles.

Nous avons retrouvé dans cette sortie tout l'intérêt du PPCP : donner du sens à la découverte et à l'enseignement, faire converger les connaissances, telles ici celles de géographie, d'histoire, d'art plastique, de communication, de transmission des informations, ainsi que les connaissances personnelles (sollicitées par la guide) qui prennent ici toute leur valeur.
Catherine LAURENT
 

Notre guide Aimée dans le Chemin Kanak

 


 

 The Garden of Eatin' in South Philadelphia is transforming the spirit - and diet - of a struggling inner-city- neighborhood.

Le texte "Nourishing the soul", adapté au niveau de compréhension des élèves et accompagné d'un lexique, a été traduit en français lors d'une séquence de PPCP de deux heures.
Ce travail a permis une première utilisation du dictionnaire et une approche de ce genre d'exercice qui sera approfondi en Bac Pro.
Le commentaire et le débat qui ont suivi, ont amené une prise de conscience des élèves qui y ont trouvé un intérêt certain. J. Raveu, le professeur d'anglais

 La séquence du professeur d'ART

 LES fUROSHIKIS  

 Anne, le professeur d'ART a été séduite par le projet. Elle a fait réaliser des dessins sur les plantes du Chemin Kanak.  

Ces dessins, numérisés, vont être transférés sur tissu pour réaliser des furoshikis, pliages japonais permettant de transporter des objets.  


Le Santal par Omayra


 La Cordyline par David 


Réalisation des furoshikis en classe avec le professeur d'art. 
Présentation des travaux à la journée récréative de fin d'année.

Par Myriam Crocherie - Publié dans : PPCP Projet Pluridisciplinaire... Professionnel
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus