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  • : Activités dans une classe de secrétariat au LPP Cluny à Nouméa, Nouvelle-Calédonie
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PPCP Projet Pluridisciplinaire... Professionnel

Jeudi 12 octobre 2006 4 12 /10 /2006 01:56

La classe dans la cour du musée de la Ville

Ce projet a été mené sur la classe de Terminale BEP secrétariat au lycée Saint Joseph de Cluny Nouméa, 25 filles.

Les professeurs : Myriam, professeur de secrétariat, économie-droit ; Catherine, professeur de français, histoire-géographie, ECJS ; Jeannine, professeur d'anglais ; Sylvie, documentaliste.

Objectif général : Appréhender son identité et son histoire.

Justification du choix du projet : Essayer de rechercher l'origine de certaines de ses difficultés personnelles en connaissant mieux son histoire personnelle et en dialoguant avec les membres de sa famille.

Productions individuelles attendues : Arbre généalogique très simplifié de sa famille, récit d'une histoire de famille, exposé sur le circuit d'un document d'archive

Productions de groupe : Articles sur les activités proposées ; exposés sur : les institutions en  Nouvelle-Calédonie, l'organisation judiciaire et la place de la coutume, des origines à la création de la citoyenneté de la Nouvelle-Calédonie

Sortie aux archives de Nouvelle-Calédonie, la classe devant le Théâtre de l'Île

Les activités

  • * Recherches documentaires Internet sur l'origine des prénoms, noms, lieux
  • * Demande Internet ou manuscrite d'extrait d'acte de naissance
  • * Enquête par les élèves sur les sorties culturelles proposées
  • * Recherche de photos témoignages
  • * Enregistrement ou prise de notes de causeries auprès des Vieux
  • * Visite du musée de la Ville Exposition "Ile d'exil, terre d'asil"  le 24 mars
  • * Visite des archives de Nouvelle-Calédonie le 7 avril
  • * Au CDI, choisir un ouvrage, en faire un bref résumé. "En quoi est-ce une quête identitaire ?



                            visite des archives de Nouvelle-Calédonie

Compétences transversales :

  • * Communiquer en situation de face à face
  • * Respecter son temps de parole
  • * Rechercher et traiter l'information
  • * Présenter des documents
  • * S'organiser
  • * Prendre des notes
  • * Rendre compte
  • * Utiliser internet
  • * Lire et rédiger
  • * S'intégrer dans une équipe
  • * Respecter l'autre
  • * Gérer son temps
  • * Respecter les consignes
  • * Se situer dans son environnement géographique et culturel
  • * Prendre conscience de son identité
  • * Echanger

Savoirs, Savoir-faire disciplinaires :

SECRETARIAT :

  • 1.1 Mettre en oeuvre le poste informatique
  • 1.3 Mettre en oeuvre les méthodes et les ressources d'un traitement de texte
  • 1.6 Transmettre un document (créer sa boîte à lettres électronique)
  • 2.11 Communiquer oralement
  • 2.13 Rédiger des messages écrits et produire des documents
  • 2.12 S'intégrer dans une équipe de travail
  • 2.21 Tenir des dossiers
  • 2.23 Gérer son temps

ECONOMIE/DROIT/ECJS

  • 4.21 Le cadre de la vie juridique, la coutume, source du droit
  • 4.22 L'identification des personnes physiques
  • 4.26 Le citoyen, l'Etat de droit et la démocratie

FRANCAIS

  • * Interviewer une personne
  • * Raconter

CDI

  • * Effectuer des recherches documentaires
  • * Lire, trier, ordonner l'information, rédiger
  • * Ecouter, s'exprimer, confronter ses idées, argumenter, admettre, tolérer
  • * Saisir, mettre en forme des documents en appliquant une charte graphique
  • * Utilier les logiciels appropriés (texteur, logiciels de PAO/PREOA, scanner)

 

"LE MOT DE SYLVIE, documentaliste" Pour prolonger le PPCP… pourquoi ne pas proposer aux élèves quelques ouvrages traitant du thème de la quête identitaire… Ces ouvrages sont disponibles au CDI (et il y en a bien d’autres)   Valesdir : Catherine Régent 

Le rocher à la voile : Alin Laubreaux

un jour j’irai à Salazie : Viviane Dijou

Sourep, Ambroisine et autres récits : Fernande Leriche

Les filles de la Néama  : Paul bloc

Femme Sioux envers et contre tout : Mary Brave Bird-Crow Dog

La maison sans racine : Andrée Chedid 

Le livre de ma mère : Léonard Cohen

Un barrage contre le Pacifique – Marguerite Duras

Le voile noir : Annie Duperrey

Au nom de tous les miens : Martin Gray

Le cri de la mouette : Emmanuelle Laborit

C’est un homme : Primo Levi

Balzac et la petite tailleuse chinoise : Dai Sijie (LECTURE SUIVIE EN FRANCAIS)

Observations : Temps long pour cette étape, beaucoup d'élèves viennent de brousse et doivent questionner les membres de la tribu, du clan pour collecter les informations personnelles. Chaque élève fait selon son rythme, ses besoins, sa psychologie et surtout selon son histoire personnelle. Il n'y a pas d'obligation de montrer ses recherche

 

 

Les activités

  • * Visite du centre culturel Jean Marie Tjibaou, la médiathèque en particulier le 30 juin 2006. Les élèves témoignent devant la caméra "Paroles de jeunes", le professeur d'art, Anne, se joint à la visite et présente une de ses oeuvres exposée au centre culturel. Les élèves ont travaillé sur l'Océanie et les masques. Le DVD de la sortie est monté par le professeur de secrétariat
  • * Visite du musée de Nouvelle-Calédonie le 4 août 2006 avec le guide du patrimoine Pierrette
  • * Réalisation de son arbre généalogique avec le logiciel HEREDIS
  • * Intervention de Monsieur Jean Paul, psychologue  à l'ASE (Alliance scolaire évangélique) le
     7 juillet (les professeurs du PPCP sont tous présents)
  • * Exposés (l'organisation judiciaire en Nouvelle-Calédonie, le Conseil économique et social, le statut coutumier, le Sénat coutumier, le droit coutumier, la représentation de la Nouvelle-Calédonie dans les institutions nationales, le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, le Congrès, la Province Sud, la Province Nord, la Province des Îles Loyauté)


Sortie au centre culturel Tjibaou

TEMOIGNAGE de Catherine, le professeur de français, à la suite de la rencontre avec le psychologue :

Les élèves ont eu le plair d'accueillir Monsieur Jean Paul psychologue. Il est venu à la demande des professeurs pour rencontrer les élèves, faire le point sur leurs recherches concernant la généalogie et répondre à leurs questions. N'étant pas nous-mêmes (les professeurs) des spécialistes,  nous manquions de théorie et de vocabulaire spécifique, ce que Monsieur Jean Paul a apporté mais surtout, et c'était là notre grosse difficulté à nous enseignants européens, il a su recadrer la problématique généalogique à l'intérieur de la culture kanak dont il est originaire. Sa façon d'aborder le thème des secrets de famille a permis de déclencher de nombreuses questions de la part des jeunes et tous ont été très intéressés par ses schémas expliquant la place de chacun dans la COUTUME ET L'HERITAGE. Cette visite a été un complément essentiel à ce PPCP et nous envisageons de solliciter à nouveau une intervention de Monsieur Jean Paul en fin d’année pour répondre aux nouvelles questions que sa visite aura fait naître.

  Explication de texte par Catherine, le professeur de français 

Séquence d’étude d’une nouvelle de Déwé Gorodé                   

«  La Cordyline », texte plus ou moins autobiographique qui raconte des faits de l’enfance, la vie en tribu et qui met en relief tous les liens familiaux si riches et complexes du monde kanak. Dans cette nouvelle la structure logique n’est pas claire car il n’y a aucun nom ni prénom donné ; n’apparaissent que les liens familiaux ou coutumiers. Les élèves sont donc amenés à trouver qui est qui, qui fait quoi, à revisiter leur propre organisation familiale et à clarifier leurs repères pour comprendre le texte.   

 

Le professeur de français étant assez « démuni », une grande collaboration est demandée aux élèves, ils sont là aussi pour enrichir le savoir et les connaissances du professeur quant à la culture kanak. Il apparaît très vite que cette complexité dont cette nouvelle de Déwé. Gorodé est le symbole est propre au monde kanak et que les élèves océaniens non kanak ont moins de difficultés à construire leur arbre généalogique (que les élèves kanak). Cette étude longue et approfondie permet de montrer aux élèves qu’on peut réellement « explorer » un texte littéraire. Elle est aussi une préparation à l’écriture personnelle qui sera proposée ensuite concernant la narration d’une histoire familiale.

Cordyline devant la case à Lifou

Lifou, Cordyline devant le mur

La structure patrilinéaire dessinée au tableau par le psychologue

Monsieur Jean Paul est un psychologue originaire d'Ouvéa, en général, il s'occupe des jeunes ados en difficultés. Il les aide en les écoutant, les conseillant et en trouvant des solutions pour leur avenir. En arrivant dans notre classe, il nous a expliqué comment arrivent les problèmes au sein de notre famille par rapport au fonctionnement de la coutume kanak. L'ensemble de la classe était d'accord sur le fait que l'on savait toutes ces choses mais que l'on ne savait pas comment les expliquer. C'est dommage que nous n'ayons pas eu le temps nécessaire pour bien rentrer dans le vif de notre sujet. Mais nous avons aimé la façon dont il a expliqué les choses et nous espérons le revoir bientôt. Wazana Ind'hira et Flora

L'amour impossible de Marie

Les amis que l'on a ou les copains, les connaissances sont souvent plus proches de nous que l'on ne le croit.

Marie était une jeune fille qui aimait beaucoup la vie ou profitait bien et  était très heureuse. Elle avait beaucoup de petits copains mais sans importance car elle attendait de trouver le grand Amour. Un soir de bal, elle a fait la connaissance d'un jeune homme très beau, très gentil. Les jours passèrent et les deux amoureux s'aimèrent de plus en plus. Avant, elle décida d'en parler à sa mère, elle ne se doutait pas de ce qui l'attendait. La mère de Marie entra dans une rage terrible et lui interdit de le revoir. Ne comprenant pas pourquoi, elle demannda des explications. Sa mère refusait toujours de l'entendre. Quand elle s'aperçut que sa fille était vraiment triste, elle lui avoua la vérité. Le jeune homme que Marie croyait aimer était en fait un "enfant volé", ce qui signifie un enfant du premier lit de son père mais inconnu. La tristesse de Marie fut terrible, mais lui évita de faire une énorme bêtise.

Les secrets de famille font beaucoup de mal comme dans le cas de Marie. Il vaut mieux éviter d'en avoir.  Lonie

 

Pour une histoire d'argent

 

C'est l'histoire de ma famille qui était unie et très solidaire, malheureusement, aujourd'hui elle s'est divisée pour une histoire d'argent.

Ma famille du côté de ma mère n’était pas très nombreuse mais très unie. Toujours ensemble pour faire des sorties, faire du camping pendant les vacances. Les longs week-ends, nous allions sur un îlot qui appartenait à l'oncle de ma mère, l'îlot Hugon. Quand nous partions sur l'îlot nous traversions le canal dans le brouillard et le froid, le matin de bonne heure mais nous étions très heureux de le traverser ensemble et dans la joie.

Toute notre famille avait un amour pour les chevaux. Chaque année, pendant la période des courses de chevaux, notre famille était toujours présente à toutes les courses. Pour chaque anniversaire, on le fêtait chez ma tante à Normandie. On faisait une surprise pour tous les anniversaires. Tout le monde était toujours présent comme les anniversaires c'était sacré pour nous, nous fêtions toujours Noël et le Premier janvier à Normandie chez ma tante, toutes les fêtes avaient lieu là-bas et toujours en famille. Quand il y avait une personne de notre famille qui avait un problème, on faisait une réunion de famille pour l'aider à s'en sortir. Nous étions vraiment tous unis.
Par un beau jour, la chance a souri à ma tante de Normandie qui a eu le bonheur de gagner une énorme somme d'argent au Bingo. Nous étions tellement unis que chaque membre de notre famille pensait avoir un petit peu de son bonheur mais malheureusement ce n'était pas son intention. Un petit partage pas équitable du tout a été fait entre quelques membres de la famille et cela a créé des tensions. A partir de là, les disputes ont eu lieu, et des paroles se sont dites et notre famille s'est peu à peu divisée.

Je pense que l'argent ne fait pas le bonheur, la preuve, l'argent a séparé une famille qui s'aimait beaucoup. En plus, moi je ne revois plus mon cousin que j'aime beaucoup, on était toujours ensemble, on nous surnommait "les siamois".
Ma famille se moque de ma tante, ils disent qu'elle se retrouve seule avec ses millions. C'est un peu vrai parce qu'il n’y a plus personne qui lui parle, à part ses deux  filles et son fils. Mais pour moi, elle restera toujours ma tante et dans mon coeur et je n'oublierai jamais tous les bons moments que j'ai passés avec toute ma famille.
  Maureen 

Les frères Justin et Julo de Maré

Cette histoire s’est passée sur une des trois îles Loyauté, Maré, dans une tribu du nom de Ro. Elle parle de deux frères Justin et Julo.

On raconte que tous les vendredis après midi, Justin l’aîné et Julo, son jeune frère allaient au champs, envoyés par leur mère pour entretenir le champs et aussi récolter des fruits et des légumes ainsi que quelques tubercules, afin qu’elle puisse les vendre au marché local le samedi matin. Pour se rendre au champ, les deux frères empruntaient un petit sentier qui se trouvait derrière  la maison, pour éviter de prendre la grande route et de se fatiguer plus vite. Tous deux empruntaient toujours le même chemin, toujours avec ce gros rocher au milieu du sentier.

Justin et Julo avaient pour consigne de retourner à la maison avant la tombée de la nuit, avant seize heures de l’après midi. Cette heure passée, il fallait que les deux frères soient sortis du champ et aussi du sentier.

Un jour qu’ils étaient au champ, Julo aperçut derrière la barrière des pastèques toutes fraîches. Il en cueillit quelques unes pour son frère et lui. Leur travail achevé, ils s’assirent  et mangèrent pour compenser leurs efforts.

Il commençait à se faire tard, il fallait s’en aller, mais Julo ne voulut pas, il préférait manger une autre pastèque, il dit à son grand frère de continuer à marcher, qu’il allait le rattraper en court de route. Au bout d’un quart d’heure, Justin se selva et commença à marcher en direction du champ tout en criant le nom de son jeune frère. Mais en vain. Où était-il donc passé ? Lorsqu’il revint sur les lieux, il y troua les graines. C’est alors qu’il décida de rentrer annoncer la nouvelle à sa mère. Celle-ci se dépêcha d’aller voir le chef du village, la chefferie en quelque sorte.

Le chef donna l’ordre à ses hommes d’effectuer les recherches. Au moment où ils passèrent à l’endroit où était situé le rocher, ils entendirent des pleurs. A cet instant là, le chef dit à la mère que ce n’était plus la peine d’envisager un quelconque retour, car désormais, le jeune Julo faisait parti de l’autre monde. En fait, il avait été enlevé par des petits lutins. Depuis ce jour, à Maré, quand on passe à cet endroit, on peut entendre le jeune garçon pleurer.

J’aime beaucoup cette histoire, surtout si c’est une histoire vraie. En racontant cette histoire, mon père a lui aussi passé en revue d’autres anecdotes.

Des histoires comme celle-ci, on les raconte le soir dans la case autour d’un feu. Cela pousse aussi les gens à faire attention.. les touristes.  Auréliane

 

 

Vous avez toutes réussi à l'examen, BRAVO !!!!!!!

 

 

 

 

Par Myriam Crocherie - Publié dans : PPCP Projet Pluridisciplinaire... Professionnel
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Dimanche 17 juin 2007 7 17 /06 /2007 07:08

Les TBE3 sous le préau rentrée mars 2007, groupe pluriethnique 22 filles 5 garçons

 Ce PPCP (Projet Pluridisciplinaire à Caractère Professionnel) " CULTIVER SON JARDIN"

pourrait être cette année un moyen de permettre aux élèves de réaliser l'intérêt du programme de géographie, surtout toute la partie sur l'agriculture en Océanie.

Il s'agit de mieux cerner le fait que l'étude de la géographie est d'abord l'étude de l'impact de la présence humaine sur le territoire, comment les hommes s'adaptent et modifient l'espace en fonction de leurs besoins.

En milieu urbain, l'homme océanien est coupé de son milieu d'origine le plus souvent agricole. Les villes le privent du lien à la terre et le système du "jardin familial" (l'équivalent du jardin ouvrier en France) est donc une possibilité pour lui de "survie" physique, économique et émotionnelle.

 Physiquement, il reste ainsi un homme de la terre et il peut poursuivre un savoir faire légué par les anciens et la tradition familiale océanienne, économiquement, il peut alléger ses dépenses en nourriture et émotionnellement, il peut maintenir la coutume dans laquelle les échanges agricoles sont nécessaires pour demeurer un élément du clan et faire ainsi son devoir lors des cérémonies.

Les élèves ne font pas tous partie de cette coutume, selon leur origine, mais ils peuvent en faisant ce projet, découvrir la vie des autres, comprendre une idée intéressante, celle qui met en évidence que même le milieu urbain, issu de modifications, peut ainsi être retransformé pour permettre à l'homme de vivre mieux.

Le projet va permettre de découvrir ou de redécouvrir les plantes du pays et ouvrir vers d'autres perspectives, la coutume, le pays la Nouvelle -Calédonie, les institutions, les échanges,  l'écologie et offrir la perspective de visites diverses.

L'objectif général est bien de se situer dans son environnement géographique et culturel

La salle 17 du lycée
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Roxa
nne et Maureen visionnent leur prestation orale

CHRONOLOGIE DES PRINCIPALES ÉTAPES 

- Création de son adresse Internet
- Recherches Internet sur l’origine des jardins familiaux, recherches sur les jardins
  en Nouvelle-Calédonie (Archives des Nouvelles Calédoniennes)
- VISITE de la CPS le mardi 3 avril 2007 à 14 h, thème majeur : 
   "Les cultures vivrières en Océanie"
- Organisation d'une rencontre dans les "JARDINS DE NORMANDIE' à Nouméa, gérés par le Centre Communal d'Action Sociale de la Mairie de Nouméa
- Interviews de personnes cultivant les jardins
- Visite du Centre Culturel Tjibaou le 12 juin 2007, découverte du chemin KANAK 
- Recherches sur le Sénat coutumier, le cadastre coutumier
- Recherches sur l'igname, sa place dans la culture kanak
Productions attendues :
- Prise de notes, d'images des entretiens et des sorties
- Rendre compte de son travail à l'oral , création d’un support visuel d’exposé laissé au choix de l’élève (diaporama PowerPoint, paneau papier avec titres et photos, séquence vidéo)

 

 

Les Jardins de Normandie à Nouméa Accès par la RT 1 Photo Myriam Crocherie

Les Jardins de Normandie à Nouméa (taros, citronelle, bananiers )
Photo Myriam Crocherie
Les Jardins de Normandie Nouméa (parcelle avec haie de choux kanak)
Photo Myriam Crocherie 
 LE LANCEMENT DU PROJET : La recherche de personnes à interviewer semble délicate, les élèves n’ont pas de contact direct. Je suis allée aux Jardins de Normandie le dimanche 11 mars 2007, je voulais faire des photos pour mettre sur le blog mais bien sûr personne dans les champs un dimanche en pleine chaleur et humidité, c’était la sortie de la messe de l’Église Pentecôte qui jouxte les Jardins ; j’ai pu m’entretenir avec un monsieur mélanésien, très intrigué par la Dame qui prenait des photos. Samedi 17 mars, j’ai pu prendre contact avec des personnes en train de travailler dans les Jardins, mais ces personnes ne travaillent que le week-end, les gens m’ont très bien accueillie, j’ai pu obtenir l’accord d’un couple qui accepterait d’être filmé et interrogé. Il faut que je retourne en semaine.  En réalité, il faut trouver des personnes qui jardinent sur les heures de PPCP c’est-à-dire le mardi après-midi, sinon comment faire avec les élèves ?
Le professeur d'art de la classe, Anne Guepy,  est d'accord pour se joindre au projet. Anne expose en ce moment au Centre culturel Tjibaou dans la salle Komwi dans le cadre de l'exposition collective KO Névâ, ORIGINE. Les élèves pourront découvrir son travail lors de la sortie au CCT.
Le 13 mars, réunion de concertation avec l'équipe pour présenter le projet au directeur. Sylvie Favard, la documentaliste du lycée travaille cette année en modules sur le monde rural en Inde et au Japon... nous allons cogiter quelque chose !
Les élèves ont créé leur adresse Internet, j'ai envoyé par mail les recherches à effectuer ainsi que le travail de secrétariat le mardi 20 mars, quelques mots de passe oubliés bien sûr !
Samedi matin 24 avril, je suis retournée aux Jardins de Normandie et j'ai pu rencontrer plusieurs familles en train de débroussailler et de planter. J'ai pris tout le temps pour expliquer le projet. J'ai fait la connaissance d'Abraham qui m'a invitée à un goûter sous le faré le vendredi 30 avril, tous les travailleurs des parcelles sont également conviés à ce goûter, à l'initiative de la mairie de Nouméa. L'après-midi, je suis retournée à Normandie avec Catherine, nous avons rencontré d'autres personnes et nous avons filmé pour montrer le site aux élèves.
Avec Catherine, nous avons présenté le 27 mars les dix minutes de film du week end, tout est plus concret pour les élèves, enthousiasme et propositions sont enfin au rendez-vous !

Je suis allée au goûter après mes cours de vendredi mais la rencontre a été reportée au vendredi suivant en raison de la dépression tropicale Becky.
Vendredi 6 avril, le CCAS (centre communal d'action sociale) de la mairie de Nouméa qui gère les Jardins de Normandie accueille favorablement le projet, j'avais envoyé par courrier le descriptif du PPCP. Avec son aide, nous allons pouvoir organiser une sortie de classe dans les Jardins, la date du 15 mai est arrêtée. Le goûter réunion avec les dames du CCAS et les jardiniers est reprogrammée pour le 20 avril, j'y suis conviée. Que de bonne nouvelles !!! C'est le week-end de Pâques, nous partons pour une semaine de vacances.

Le 20 avril, après mes cours, j'ai pris la route pour quitter Nouméa centre ville avant la grande circuliation, j'ai acheté une quiche à la Vieille France pour le Geste. Flora du CCAS m'avait demandé de ne pas arriver avant 17 heures. La réunion goûter dans les Jardins permet aux dame du CCAS et les personnes qui cultivent les parcelles de faire circuler l'information, d'écouter les remarques, de proposer des améliorations à l'organisation, c'est un moment  important de rencontre et d'échange. Une trentaine de personnes est là, essentiellement des femmes, l'ambiance est très conviviale, chaleureuse, la parole est libre et spontanée. J'ai pu rencontrer Sylvie, animatrice du quartier de Saint Quentin ainsi que Véronique, coordinatrice de la ville sur le quartier de Saint Quentin, qui a créé les Jardins. Elles sont d'accord pour répondre aux questions des élèves. Une femme m'a fait découvrir sa parcelle et m'a montré sa collection de choux kanak. La sortie classe du mardi 15 mai est confirmée, c'est nous qui apporterons les boissons et le goûter. Il ne reste que le mardi 24 avril pour préparer les questions, les deux autres mardis sont fériés.

Les élèves ont préparé par petits groupes de 5 les questions à poser aux jardiniers et jardinières, Thérèse s'est proposée d'organiser le goûter, les élèves apporteront boissons et gâteaux, David s'est spontanément porté volontaire pour préparer un geste de coutume.

2 affiches ont été créées et imprimées, l'une pour le faré des Jardins, l'autre pour la maison de quartier de Saint Quentin

 

L'affiche sous le FARE des Jardins de Normandie "Impossible d'enfoncer les punaises"

Avec Catherine, le professeur de français, nous sommes allées à l'Association CALCINE pour demander des conseils de prise de vue à transmettre aux élèves pour qu'ils puissent filmer leur interviews, nous avons également rencontré un monteur vidéo d'RFO. Nous disposons de 4 caméras, d'un Ipod et d'un autre enregistreur de sons.

Aujourd'hui, c'est le 15 mai, nous sommes prêts, les élèves ont apporté le goûter ce matin au lycée, les groupes sont constitués avec le questionnaire papier ainsi que le matériel audio et video. Il a plu des cordes cette nuit sur Nouméa mais le soleil est revenu, ouf !

Diana filme, Guilène, Stéphanie et Eugénie posent les questions à Eliane sur sa parcelle

"Originaire de Lifou, Eliane a deux enfants et vit avec son mari. Elle habite dans les quartiers de Saint Quentin. Elle vient tous les jours cultiver sa parcelle avec ses enfants
et sa belle-soeur"
Le jardin de Naomie Le jardin de Naomi

 

 

 

 

 

Qu’il existe un coin de paradis pour les légumes de toutes sortes, au bord d’une route très passante et très bruyante ? Un endroit où l’on respire un autre air, où l’on oublie la ville et ses tracas et où l’on retrouve le plaisir de la terre et l’oxygène de la brousse. Un espace magique où les jardiniers et jardinières déploient leurs talents et retrouvent l’énergie perdue le long des dures journées de labeur pour les uns et les taches domestiques confinées des appartements des tours de Normandie ou d’ailleurs pour les autres. Là, ils peuvent, grâce à la location d’une parcelle apporter un plus à leur alimentation urbaine et renouer avec leurs diverses traditions agricoles.

C’est là, au bord de la route du Sud, que des élèves ont eu le bonheur de rencontrer des gens pleins de gentillesse et de savoir-faire qui leur ont fait partager des connaissances nouvelles et extra scolaires mais oh combien utiles ! Par l’intermédiaire de Madame Flora Soula, du CCAS (centre communal d’action sociale) de la mairie de Nouméa, ils ont pu développer leurs talents de communication et munis de caméras, par petits groupes de cinq, ils ont passé plusieurs heures à explorer des parcelles de jardin et à filmer plantes et savoirs faire. Les jardiniers n’étaient pas en grand nombre ; il fait bien trop chaud en début d’après-midi. Dès leur arrivée, les élèves ont réalisé leurs interviews, en toute autonomie.

A leur côté, se trouvait une intervenante extérieure bénévole, Michèle Arlaud, ingénieur agronome spécialisée en développement agricole et agronomie tropicale, qui travaille actuellement pour l’association Arbofruit (association spécialisée dans le conseil technique en arboriculture et en veille sanitaire). Michèle Arlaud était désireuse d’encadrer cette sortie et de permettre, grâce à ses connaissances professionnelles, une meilleure intervention des élèves auprès des jardiniers et jardinières.
Le goûter était superbe. David a fait le  geste de coutume. La météo étant de la partie, cette sortie fut une réussite.

Les élèves doivent à présent rendre compte de leur travail. 

 

Louise et Joëlle

Le panneau du groupe de Stéphanie

Le panneau du groupe de David

Le panneau du groupe de Katell

 

 

A ce stade du projet, les élèves ont eu deux notes de Contrôle en Cours de Formation ; l'une sur Internet pour leurs recherches, l'autre de communication. 

      Mise en route d’une séquence en français en relation avec le PPCP
 
L’homme et la nature dans la littérature par Catherine L.


 Voici les objectifs majeurs : 
  
·        Après avoir pris connaissance de la fonction des personnages au théâtre et dans la nouvelle, il s’agit de découvrir la fonction du personnage romanesque à travers des extraits de romans de la littérature mondiale. 
·        Découvrir en quoi la nature peut être considérée comme un « personnage » à part entière dans certaines œuvres. 
 
·        Mettre en avant le lien entre l’homme et la nature aussi bien dans la vie que dans la littérature (qui ne fait que se nourrir de la réalité) 
 
·        Montrer en quoi le thème de la nature est romanesque 
 
·        Faire le lien avec le PPCP « CULTIVER SON JARDIN », les jardins familiaux et leur fonction dans le cadre urbain.
 

  Extraits utilisés pour l’étude : 
Nicolas Kurtovitch (Nouvelle-Calédonie) Good night friend 
Anita Nair (Inde) Les neuf visages de l’amour 
Sue Hubbell (USA) Une année à la campagne
Jessica et JMG Le Clézio (France) Gens des nuages
Richard Flanagan (Australie/Tasmanie) Dispersés par le vent
Willa Cather (USA) La maison du professeur
Oswald Wynd (Ecosse/GB) Une odeur de gingembre
Par Catherine LAURENT

"La forêt est sillonnée de chemins étroits, à peine visibles, et au bout de chacun de ces chemins il y a un jardin caché. Dans une clairière, ou accroché comme un balcon au flanc de la colline. Ils sont secrets comme les villages, dissimulés de la côte dans les replis de la montagne. Ce sont les jardins de taros, pour lesquels depuis des millénaires les Mélanésiens ont développé les techniques hydrauliques, goulets, réservoirs, canaux. Les jardins d'ignames sur les pans de terre rouge. Les jardins de palmes, qui fournissent l'huile et le sagou. Les jardins de manioc. Les vergers plantés de manguiers, de goyaviers, d'oranges. Partout, à chaque instant, on découvre sous la futaie, ou dans les fourrés, des bouquets de fleurs, de plantes à parfum, des réserves médicinales.

Ce sont des jardins, non pas à la française, ni à l'anglaise, mais sinueux, mélangés, semés selon un plan qui doit ressembler à de la magie plutôt qu'à un ordre logique. Comme si les mains qui les ont semés avaient suivi le parcours de forces souterraines, de courants spirituels, lieux de naissance, sources, poches minérales, tombes, dont le secret ne peut exister que dans la mémoire des hommes et des femmes de ce lieu".
J.M.G. LE CLÉZIO Raga Approche du continent invisible
 




 Dans le prolongement du PPCP "Cultiver son Jardin", il est apparu normal d'emmener les élèves de TBE3 se promener dans les Jardins du Centre culturel Jean Marie Tjibaou. Là, accompagnés d'Aimée, notre guide, ils ont déambulé tout le long du chemin Kanak, faisant une station devant chaque plante, écoutant les explications, faisant le lien avec leurs propres connaissances pour certains et découvrant totalement pour d'autres la valeur, le sens, la signification de ces végétaux traditionnels, tissant des liens coutumiers en terre Kanak. Le bonheur de retrouver là des éléments de leur propre univers pouvait se lire dans certains regards. De nombreuses photos ont été prises et un film doit venir compléter le travail de communication.

Comme il restait du temps à la fin de ce cheminement dans le monde végétal, les élèves ont eu le plaisir de visiter les salles d'exposition du Centre et d'avoir un contact aussi bien avec l'art Premier du Pacifique qu'avec l'art Contemporain océanien mis en valeur dans les grandes salles.

Nous avons retrouvé dans cette sortie tout l'intérêt du PPCP : donner du sens à la découverte et à l'enseignement, faire converger les connaissances, telles ici celles de géographie, d'histoire, d'art plastique, de communication, de transmission des informations, ainsi que les connaissances personnelles (sollicitées par la guide) qui prennent ici toute leur valeur.
Catherine LAURENT
 

Notre guide Aimée dans le Chemin Kanak

 


 

 The Garden of Eatin' in South Philadelphia is transforming the spirit - and diet - of a struggling inner-city- neighborhood.

Le texte "Nourishing the soul", adapté au niveau de compréhension des élèves et accompagné d'un lexique, a été traduit en français lors d'une séquence de PPCP de deux heures.
Ce travail a permis une première utilisation du dictionnaire et une approche de ce genre d'exercice qui sera approfondi en Bac Pro.
Le commentaire et le débat qui ont suivi, ont amené une prise de conscience des élèves qui y ont trouvé un intérêt certain. J. Raveu, le professeur d'anglais

 La séquence du professeur d'ART

 LES fUROSHIKIS  

 Anne, le professeur d'ART a été séduite par le projet. Elle a fait réaliser des dessins sur les plantes du Chemin Kanak.  

Ces dessins, numérisés, vont être transférés sur tissu pour réaliser des furoshikis, pliages japonais permettant de transporter des objets.  


Le Santal par Omayra


 La Cordyline par David 


Réalisation des furoshikis en classe avec le professeur d'art. 
Présentation des travaux à la journée récréative de fin d'année.

Par Myriam Crocherie - Publié dans : PPCP Projet Pluridisciplinaire... Professionnel
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Dimanche 17 février 2008 7 17 /02 /2008 22:49

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Le Projet Pluridisciplinaire à Caractère Professionnel (PPCP) est mené sur une classe de 
1ère Baccalauréat Professionnel Secrétariat au Lycée Professionnel Privé Saint Joseph de Cluny rue de l'Alma, à Nouméa, Nouvelle-Calédonie.
undefined La classe de 1ère Bac pro dans les jardins du musée de la Ville mars 2008

"Les gestes oubliés" est le thème retenu pour 
les Journées du Patrimoine de septembre 2008.

Demander l'inscription de l'École des Soeurs de Saint Joseph de Cluny aux Journées du Patrimoine 208 a été motivé par le désir de faire partager son environnement, son passé et celui des diverses communautés qui composent la société calédonienne et de mieux comprendre l'Histoire du système éducatif missionnaire calédonien.
L'étude se situera autour d'un hommage à la Congrégation des Soeurs de Saint Joseph de Cluny, accompagnatrices des bagnardes, soignantes dans les hôpitaux, dispensaires et léproseries et éducatrices des orphelins et jeunes filles de toutes les classes sociales en Nouvelle-Calédonie.
Le projet a été initié par Sylvette Boyer, docteur en  histoire, 
professeur d'histoire-géographie sur la classe

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L'école des Soeurs de Saint-Joseph de Cluny à Nouméa
Place des cocotiers, angle rues Jean Jaurès et Sébastopol 
photos Myriam Crocherie
undefined Cour intérieure

undefined Les grandes vérandas tout autour des bâtiments
undefined Les flamboyants dans la cour
Le projet est piloté par trois professeurs, Cathy Laubreaux, professeur d'anglais, Sylvette Boyer, professeur de français, histoire géographie, à l'initiative du projet et Myriam Crocherie, le professeur de secrétariat.
Cathy est allée à la Maison Mère des Soeurs de St Joseph de Cluny à Paris pendant les grandes vacances scolaires de janvier-février et a rapporté une riche documentation. 

Extrait du mail de Cathy de février
" Hello ! Un petit mail pour vous tenir au courant de mes rencontres avec les Soeurs de Cluny. Elles ont accueilli le projet avec joie. J'ai rencontré Soeur Maria Huckert.  Soeur Marie-Cécile, responsable des archives, a bien préparé le terrain. J'ai donc récupéré : une photocopie d'une lettre manuscrite d'une soeur infirmière qui est basée en 1860 à "Port de France", un article de "L'Écho de la France Catholique" de mai 1889 qui décrit la prise de voile à l'église de la Conception d'Eugénie Talon. Deux bulletins originaux mais non reliés datés de 1888 et 1890 qui racontent sous forme de chroniques la vie des soeurs à Nouméa, Bourail, Païta, la Conception et à l'Île des Pins, un petit fascicule "récent" de la Maison Mère avec des photos et des légendes en plusieurs langues. J'ai pu prendre des photos aussi avec mon appareil numérique de clichés datant du début du 20ème siècle, la construction et agrandissement du bâtiment des Soeurs, l'École libre etc... On voit bien les costumes, les Soeurs et la léproserie de Ducos. Bref, j'ai photographié tout ce qui pouvait nous intéresser !!! Les lieux aussi, c'était très émouvant de 
SE RETROUVER là, d'où tout a commencé : le musée avec des objets des Congrégations du monde entier, la chambre d'Anne-Marie Javouhey transformée en chapelle, la "Chapelle" de la Congrégation, aussi grande que l'Église du Voeu !!! et qui est une réplique de la Sainte Chapelle !!! le gincko que la fondatrice a planté, ses objets personnels etc... Et surtout de retrouver Soeur Myriam Chevalier qui est maintenant Secrétaire générale de la Congrégation. Elle m'a de suite reconnue, c'était ma prof de français en troisième !!! Je devrais recevoir les coordonnées d'un lycée à Pondichéry et d'un collège en Irlande pour entamer une correspondance en anglais avec nos élèves. Voilà les filles... ces recherches étaient passionnantes..."
  Cathy

Ces documents et photos permettent à Sylvette de lancer le travail des élèves. Des groupes de deux élèves sont constitués. Chaque groupe se voit confier une pochette contenant les bulletins de la Congrégation des Soeurs de St Joseph de Cluny de la fin du 19ème siècle, le document de présentation de la Maison Mère, la lettre de la Soeur et l'article du journal "L'Écho de la France Catholique".
Les élèves doivent étudier les documents, repérer les thèmes énoncés (bagne, prières, soins, enseignement, éducation, vie quotidienne...) et remplir un tableau permettant de constituer plus tard les panneaux de présentation lors des Journées du patrimoine ainsi que les "tableaux" ou saynètes.

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La première sortie est organisée au musée de la Ville, place des Cocotiers, à deux pas du lycée. Les élèves partent à  la découverte de la construction de la ville de Nouméa, par le repérage sur la grande maquette des différentes installations religieuses et scolaires. Les élèves ont également visité les différents modules et les salles d'exposition.

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Le musée de la Ville place des Cocotiers à Nouméa

 

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Entrée du musée de la Ville côté jardin photos Myriam Crocherie  

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Reconstitution d'une salle de classe conduite par une soeur de Cluny au musée de la Ville

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Moment très émouvant, la rencontre des élèves de la classe avec les Soeurs dans leur espace particulier au premier étage de l'école des Soeurs. Les Soeurs ont sorti les albums photos, clichés précieux de tout un passé.
Les élèves ont montré aux Soeurs les photos prises à Paris par Cathy à la Maison Mère, les Soeurs les ont commentées avec bonheur, que d'anecdotes délicieuses !
Rencontre avec les Soeurs à la Congrégation  Photos Myriam Crocherie

 

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Mur du bagne de l'Île Nou

Les élèves sont accompagnés par Alain Fort, guide du patrimoine et Stéphane Pannoux, professeur à l’Université de Nouvelle-Calédonie

Les commentaires du guide sont enregistrés. Les élèves rédigent le compte rendu de la visite


Objectifs :
comprendre et restituer le système de l’administration pénitentière en Nouvelle-Calédonie et le rôle des Sœurs de St Joseph de Cluny

Chaleureusement accueillis par M. Fort, le groupe rentre dans la chapelle St-Thomas, ce qui ramène plus de 150 ans en arrière. Le guide explique pourquoi le gouvernement français avait choisi l’île pour y installer un bagne en 1863, en raison de son doux climat et de l’absence d’animaux dangereux. Transportés, déportés et relégués n’ont désormais plus de mystères pour les élèves, très touchés par les dures conditions d’existence de ces hommes dont la métropole voulait se débarrasser.

Puis, la visite se poursuit par l’entrée dans la boulangerie du bagne, construite en 1870 et depuis, transformée en musée par l’association « Témoignage d’un passé ». Les fours à pains et le pétrin monumentaux laissent les élèves dubitatifs devant les conditions de travail des boulangers de l’époque. Durant toute la visite, M. Fort rappelle le nombre de bagnards arrivés et évoque ceux qui ont fondé une famille encore présente en Nouvelle-Calédonie. Il parle aussi de l’ostracisme et de la mise à l’écart dont les « chapeaux de paille » ont longtemps souffert, ainsi que leurs descendants.

Le car conduit ensuite le groupe vers le CHS qui occupe en partie les anciens bâtiments du bagne. L’infirmerie du bagne est restée en l’état. Avant la visite, M. Fort se costume en prisonnier, au grand étonnement des jeunes. Il fait ensuite un long exposé sur la construction et l’architecture du bâtiment pour terminer sur les conditions de vie et les tâches des prisonniers et de leurs gardiens. Les élèves sont très impressionnés par l’étroitesse et l’équipement des cellules et aussi par les « toilettes » des gardiens à usage multiple : assis sur les lunettes, on pouvait bavarder en bonne compagnie ! L’outillage et les briques réunis par M. Fort évoquent le dur labeur de ces hommes condamnés à l’exil pour toujours. Il rappelle les lourdes responsabilités des Sœurs de Cluny, accompagnatrices puis gardiennes des bagnardes à Bourail ou à l’île des Pins. Sylvette Boyer

 

La Chapelle du bagne de Nouville, Alain Fort, guide du patrimoine, explique aux élèves l'histoire du bagne La Boulangerie du bagne


L'intérieur de la Boulangerie du bagne sur le site de Nouville

Alain Fort, guide du patrimoine, en tenue de bagnard devant la prison 

Photo parue dans l'hebdomadaire calédonien "les Nouvelles Calédoniennes" du 14 avril 2008
http://www.lnc.nc/articles/rub_69920_2.htm

Extrait de l'article : "C'est Sandrine Suzanne, la nouvelle responsable de la cellule d'animation pédagogique du service des Archives, qui a reçu les élèves afin de les aider dans leurs recherches. La matinée s'est organisée en deux temps : un atelier "visite des Archives" destiné à faire découvrir aux élèves le circuit d'un document d'archives (de son arrivée à sa consultation par le public) et un atelier "recherches de documents anciens". Ce dernier consistait à mettre les élèves en situation de chercheur. Les recherches se sont effectuées à partir des documents d'archives de l'Archevêché de Nouméa,
l'album photo numérisé d'une part et les lettres des religieuses sur microfilms d'autre part.
Les documents trouvés lors de ces recherches pourront illustrer les productions écrites des élèves à venir.
Après cette phase de recherche, celle du bilan a montré à quel point les élèves ont été enthousiasmés et ont pu profiter des prestations offertes par la cellule pédagogique des Archives.. Lors des Journées du patrimoine, les élèves accueilleront les visiteurs à l'école des soeurs de Saint-Joseph de Cluny au centre-ville. Ils seront chaperonnés par les étudiants de troisième année en licence d'histoire de l'Université de Nouvelle-Calédonie."



Le Centre Raoul Follereau, le sanatorium hansénien, est situé à une dizaine kilomètres de Nouméa, sur la prequ'île de Ducos. La visite a eu lieu le mercredi après-midi 16 avril 2008. Soeur Pierre Chanel de la Congrégation des Soeurs de St Joseph de Cluny accompagnait le groupe classe, ainsi qu'Alain Fort, le guide du patrimoine.
Le centre Raoul Follereau à Ducos en Nouvelle-Calédonie
(Raoul Follereau, médecin et journaliste français 1903-1977)


 Bâtiment de résidents dans la végétation tropicale du site
"Il faut guérir les bien-portants de la peur irraisonnée qu'ils ont de la lèpre"  Raoul Follereau

 Le musée du centre Raoul Follereau
Alain Fort, le guide du patrimoine, devant le musée du centre Raoul Follereau

 
Ducos, Centre Raoul Follereau, Terre de bagne en Nouvelle-Calédonie
Les élèves dans le musée du centre Raoul Follereau
Stéphanie et Ornella devant les panneaux relatant l'histoire du Centre, Photo Thérèse Duhnara
Objets servant aux soins Photo Sylvette Boyer
La Chapelle Saint Thomas en 1940, on peut retrouver ce cliché dans le livre "L'hymne à la vie" des pensionnaires du Centre Raoul Follereau" . En 2002, les équipes soignantes du Centre Raoul Follereau élaborent  un projet de service ayant pour but la transmission des savoirs...  De nombreux témoignages de patients rescapés et de membres du personnel soignant ont été recueillis par l'équipe. Les droits d'auteur de ce livre ont été offerts à l'Association d'Aide aux Hanséniens qui oeuvre auprès des malades en organisant des activités festives et récréatives et en améliorant leur quotidien.


L'intérieur de l'église Saint Thomas, Photo Thérèse Duhnara



Le cimetière où repose notamment Soeur Othilde du Coeur de Jésus, soignante des lépreux
La tombe de Soeur Othilde Photo Myriam Crocherie

Le car au bout de la piste qui conduit au cimetière
Nous progressons en "photo de groupe tous sourires"


Ce mercredi 30 avril, nous avons invité Coécilia et Andrée, deux anciennes élèves de l'école des Soeurs de Saint Joseph de Cluny. Les élèves ont questionné sur le quotidien de l'époque, les leçons, les jeux de récréation, la notation, les récompenses, les punitions, la discipline, les relations école des filles, école des  garçons... Toutes ethnies confondues, les élèves ont écouté avec grand intérêt ces témoignages d'un passé tout proche.

Coécilia et Andrée, leurs histoires captivantes, que du bonheur !
Andrée et Caécilia ont apporté de nombreuses photos et documents

Le carnet de notes de l'école des Soeurs de St Joseph de Cluny à Nouméa


Soeur Pierre-Chanel enseigne l'art de piquer les aiguilles

En début d’année, les élèves ont effectué des recherches sur les costumes de la fin du XIXème et début XXème siècle, sur internet, sur des livres de mode de cette époque et à partir des albums des Sœurs mis à notre disposition.

 

Il s’est avéré impossible de retrouver l’ancien habit d’Anne Marie Javouhey. Les sœurs de Nouvelle-Calédonie et de Paris n’en possèdent plus, les habits usés ou appartenant aux sœurs décédés étaient retaillés pour d'autres utilisations. Pour confectionner les habits des religieuses, il a fallu travailler à partir de photos essentiellement en noir et blanc et surtout d’informations apportées par les Sœurs de Nouméa ainsi qu’une poupée costumée appartenant aux Sœurs. Un prototype a été réalisé, mais le bleu de la robe n’a pas reçu l’agrément des Sœurs, il a fallu refaire. Le deuxième prototype fut le BON ! La tenue devient élégante avec un bon port du voile, Sœur Pierre Chanel a enseigné aux élèves l’art de piquer les aiguilles aux bons endroits, quels moments délicieux d’apprentissage

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Le beau livret de la Province Sud
L'affiche de la classe
L'école des Soeurs de Saint-Joseph de Cluny  à Nouméa


La visite guidée

(effectuée une fois dans chaque demi-journée, durée 1 h 30)

La visite guidée est composée de textes explicatifs dits par les guides (étudiantes de L3 : Armanda, Azaria, Malia, ), entrecoupés de saynètes jouées par les élèves de 1BP3.

La visite commence par une courte biographie de la vie d’Anne-Marie Javouhey, l’histoire et la fondation de la congrégation des Sœurs de St-Joseph de Cluny. Puis elle se poursuit par un texte explicatif sur « les Sœurs et le bagne », puis « les Sœurs et l’éducation », « les Sœurs et la vie religieuse », les Sœurs et l’orphelinat », et enfin, « les Sœurs et les soins ».

Chaque explication est suivie d’une saynète dont le thème est en relation avec ce qui vient d’être dit. Sylvette Boyer


Accueil : entrée par la rue J. Jaurès

Tableau de la Mère A.M. Javouhey ; saynète : Sr Othilde et Sr Anne arrivent à Nouméa

Texte introductif : ARMANDA

  



Préau 1 (rue J. Jaurès) : Espace « bagne »

Sœurs gardiennes des déportées IDP/Bourail + 1ères activités dans Nouméa (saynète + espace « enseignement »)



Saynète  : les deux bagnards


Espace « enseignement »

Table d’écolier + carte de géographie + tableau noir avec « leçon de morale » + « tableau : prière du jour + la maîtresse et la leçon de catéchisme»

Texte sur le Bagne : AZARIA

Saynète  : inscription de la fille du gouverneur à l’école des sœurs

Lecture « lettres »

Texte sur l’éducation : MALIA



Saynète : Sr Martine et la dame du Faubourg



Au premier étage : Espace « vie religieuse » + films

Texte sur l’orphelinat : CHERYL

Saynète  mariée –chaperons (1)

Texte sur la vie religieuse : AZARIA

Saynète : Sœur Augustine Talon, Calédonienne, explique ses doutes pour entrer dans les ordres



Saynète : mariée-chaperons (2)

Lecture « lettres »

Préau 2 (rue de l’Alma) : Espace « sœurs hospitalières » + « Petits Violons » le samedi

A l’hôpital du bagne saynète  : le bagnard et le prêtre

Texte sur les soins : ARMANDA

A la léproserie de Ducos saynète 9 : lépreuses

Lecture « lettres »


 



LES VITRINES

Une étude historique a conduit les élèves à travailler sur plusieurs points qui ont ensuite donné lieu à collecte d’objets en vue de leur exposition au public dans des vitrines sécurisées, prêtées par le Musée de la Ville de Nouméa et par un collectionneur : M. Georges Viale. Certains de ces objets avaient une grande valeur historique, sentimentale mais aussi financière ! Chaque vitrine était présentée sur le pôle où se déroulaient la visite guidée et la saynète sur le même thème :

  • autour de l’école : les manuels scolaires, les cahiers, les ouvrages de dames (cahier de couture, alphabet brodé, broderies…), les récompenses…
  • autour de la vie spirituelle et religieuse tant des Sœurs que des élèves à l’école 
  • autour de la musique et des chants 
  • autour des soins en général et de la lèpre en particulier

 



LES PANNEAUX

L'EXPOSITION PHOTOS

Deux façons d’aborder les albums prêtés par les Sœurs, contenant des centaines de photos, et les photos prêtés par les anciennes élèves et les anciens professeurs :

-       utiliser les photos pour en faire une lecture dans le cadre des programmes d’histoire adaptée traversant la Nouvelle-Calédonie de 1860 à nos jours : la présence militaire, les soins, l’administration pénitentiaire, les bagnes de femmes, les orphelinats, l’école, les pèlerinages, la pastorale, la vie quotidienne, les fêtes et cérémonies, le costume, les relations femmes/hommes… donnant lieu à de courtes synthèses.

 

-        constituer une collection de photos thématiques en vue de l’exposition.



LES ROBES ANCIENNES





LE CONCERT DES "PETITS VIOLONS"


LA CONFÉRENCE DE SYLVETTE BOUBIN-BOYER


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Sylvette en pleine explication à la Boulangerie du bagne de Nouville

Sylvette Boubin-Boyer, docteur en histoire est l’auteur d’une thèse soutenue en 2001 à l'Université de Nouvelle-Calédonie, «De la Première Guerre mondiale en Océanie - Les guerres de tous les Calédoniens» (publication Septentrion, 2003). Elle est professeur de lettres-histoire au lycée privé St Joseph de Cluny, et chargée de cours à l’université de Nouvelle-Calédonie. Elle fait partie des équipes de recherche d'IMOA, du GROHC, et du tout nouveau CNEP à l'Université de Nouvelle-Calédonie. Elle est membre actif de la Société d'Études Historiques de la Nouvelle-Calédonie (SEHNC) et du CRID 14-18 (historiens internationaux de la Grande Guerre). Après avoir été longtemps été membre, puis vice-présidente et responsable de la publication de l'Association des Professeurs d'Histoire géographie de Nouvelle-Calédonie (APHGNC), elle reste vice-présidente du Cercle du musée de la Ville de Nouméa et responsable de la cellule d’animation pédagogique, et assure le conseil scientifique des expositions du musée de la Ville de Nouméa.

Sylvette Boyer a participé activement à cinq colloques internationaux en Australie, Nouvelle-Zélande, France et Nouvelle-Calédonie. Elle a contribué, depuis 1992, à l'élaboration des programmes et de six manuels d'histoire adaptée à notre pays. Elle est coauteur d'une douzaine d'ouvrages historiques consacrés à l'Océanie française et la Nouvelle-Calédonie, à portée régionale et nationale et internationale. Elle a publié de nombreux articles dans des revues historiques à vocation locale et régionale : Mwa Véé, Annales d’histoire calédonienne, bulletin de la SEHNC, bulletin de l’APHGNC, bulletin de l’association des professeurs d’histoire géographie de Polynésie française…), nationale (Ultramarines) et internationale (Forts & Works en Nouvelle-Zélande).

Mme Boubin-Boyer a dirigé l’ouvrage collectif «Révoltes, conflits et guerres mondiales en Nouvelle-Calédonie et sa région», (2 tomes), édité chez L’Harmattan, paru en février-mars 2008. Elle a par ailleurs donné de nombreuses conférences dans le cadre universitaire, pour la semaine de la francophonie à Vanuatu (2006) et en Nouvelle-Calédonie dans le cadre des cycles de conférences du Cercle du musée de la Ville de Nouméa, du centre culturel Tjibaou, des FANC (forces armées de
Nouvelle-Calédonie).

Commandant de la réserve citoyenne de l’armée de terre, Sylvette Boubin-Boyer est sollicitée par les FANC et les associations d’anciens combattants pour contribuer aux journées du patrimoine et, plus
particulièrement en 2008, aux commémorations du 90ème anniversaire de l’armistice de 1918.



  http://www.rosada.net/hpays/hpgrandeguerre.htm


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Par Myriam Crocherie - Publié dans : PPCP Projet Pluridisciplinaire... Professionnel
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